Depuis quelques semaines, des jeunes diplômé·e·s ou déjà actifs me contactent. En découvrant mon activité d’accompagnement au développement durable en tant qu’auto-entrepreneure et mon projet de film sur la recherche de cohérence, ils et elles ont souhaité échanger avec moi pour mieux connaitre mon parcours et mes projets. Elles et ilssouhaitent trouver un emploi qui aurait du sens pour eux, un emploi dans l’écologie, la transition, le développement durable disent-ils/elles. Quand je creuse, ce n’est pas seulement le secteur d’activité qui compte, elles et ils souhaitent un emploi où l’humain a toute sa place et que le management ne soit pas fait par la peur mais dans la collaboration. Une activité qui occuperait une partie de leur temps mais pour laquelle elles et ils se réjouiraient de se lever le matin. Un travail qui leur permettrait de traduire en actions leurs valeurs profondes. Ces jeunes ont pour la plupart déjà une expérience dans une entreprise qui les a déçus. Leur réflexion les amène à rêver d’une entreprise qui pourrait incarner les mêmes valeurs qu’eux. Mon expérience les fait réfléchir à se lancer à leur compte aussi, car « si je ne peux pas trouver chaussure à mon pied, je vais la fabriquer cette chaussure ».

Mais tout le monde n’a pas le caractère pour être entrepreneur·e. Créer son entreprise ou association n’est pas toujours facile et je suis très reconnaissante des personnes mises sur mon chemin qui m’ont permis de me lancer et d’aujourd’hui vivre de mon activité.

Alors, il faut trouver ces entreprises qui répondent à ces attentes. Longtemps on nous a bercé dans l’illusion que les études supérieures devaient nous préparer au monde du travail. Aujourd’hui les choses s’inversent, c’est au monde du travail de s’adapter à cette nouvelle génération de citoyens en quête de cohérence. Car on ne peut contraindre longtemps un être humain à faire ce dont il ou elle n’a pas envie.

Aux gérant·e·s d’entreprises et manageur·e·s, je vous invite à prendre part à cette transformation nécessaire si on ne veut pas continuer à accroitre le nombre de burn-out ou de chômeur·e·s :

  • Interrogez vos employé·e·s sur ce à quoi ils et elles aspirent
  • Réfléchissez avec vos employé·e·s à la raison d’être de l’entreprise et aux problèmes qu’elle tente de résoudre
  • Appropriez vous la notion de bienveillance pour vos relations
  • Faites entrer l’intelligence collective dans votre management
  • Partagez la gouvernance avec vos employé·e·s
  • Mesurez l’impact de votre entreprise sur la société, l’environnement et vos employé·e·s

Et ne pensons pas que cette « lubie » va s’arrêter comme la mode pour les pantalons à pattes d’éléphant. Elle ne fait que prendre de plus en plus d’ampleur.

 

Avec toute ma considération et gratitude,

Agathe Peyre

 

Photo : Rawpixel sur Unsplash.com


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